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LE SYNDICAT GENERAL DES OUVRIERS DOCKERS DU PORT DU
HAVRE
LE SYNDICAT DU PORT AUTONOME DU HAVRE
LA PCDDEI
PARTENARIAT
D’ACTION
POUR UN DEVELOPPEMENT
DURABLE
ECONOMIQUE,
ENVIRONNEMENTAL, SOCIAL ET RESPONSABLE
DES PLAQUES PORTUAIRES
- LE HAVRE 2004 -
PCDDEI : Plate-forme communication - développement
durable - écologie industrielle Le
Havre
SOMMAIRE
LE CADRE GENERAL DE NOTRE
ACTION
Les syndicats et représentants de travailleurs,
« groupe majeur » des négociations internationales du développement
durable
Normes ISO et Responsabilité Sociale des
Entreprises : outils de compétitivité et de dialogue social
Le respect des principes du Global Compact
La Convention sur l’accès à l’information en matière d’environnement
(Convention d’Aarhus)
Le 6ème Programme-Cadre
d’action de l’Europe : « Notre Avenir, notre choix »
La loi n°2004-391 relative à la formation
professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social

NOS ACTIONS EN FAVEUR DU
DEVELOPPEMENT DURABLE
Signature et mise
en œuvre de la Convention internationale d’Aarhus
Information et formation
Application des principes de la gouvernance dans les
décisions pouvant affecter notre environnement, notre milieu et nos conditions
de travail, ainsi que la qualité de vie de nos familles et de nos concitoyens
Demandes de financement européen pour la formation du
personnel des ports, dans le cadre de l’application de l’Article 6 du FSE
« Du local au global » : Adoption des
principes du Global Compact par les partenaires signataires ; et diffusion
de nos initiatives auprès des instances nationales, européennes,
internationales traitant du développement durable, de la participation syndicale
et de la cohésion sociale.
« Dockers Objectif Carbone » :
l’opération DOC des dockers pour lutter contre la dérive de l’effet de serre

PREAMBULE
POURQUOI
SE MOBILISER POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE
DANS
LES PLAQUES PORTUAIRES ?
Pour notre environnement industriel,
social, et une meilleure préservation de nos ressources naturelles
Pour apporter notre contribution
lucide, efficace et constructive dans l’ensemble des négociations qui
modifieront notre avenir de travail et celui de nos enfants
Pour se préparer aux futures
réglementations européennes, et apporter notre savoir-faire dans les
propositions de directives et leur application
Pour contribuer à une réelle
intégration « ville-port », basée sur le
partenariat et la gouvernance, seuls garants d’un développement durable au
bénéfice de tous, et d’une meilleure attractivité des territoires
Pour bénéficier d’une formation
professionnelle qui apporte une plus-value à nos emplois

LES SYNDICATS ET REPRESENTANTS DE
TRAVAILLEURS
« GROUPE MAJEUR »
DES
NEGOCIATIONS INTERNATIONALES DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Le
développement durable, concept philosophique, applications concrètes
Le
concept de développement durable est né officiellement au Sommet de Rio, en
1992, après les propositions du rapport de 1987, « Our Common
Future », de Mme Bruntland, alors Premier
Ministre de Norvège. Le développement durable est ainsi défini comme « un
développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité
des générations futures à répondre aux leurs ».
De
manière plus simple, le développement durable représente pour nous:
Ø Une forme d’organisation des projets
nationaux ou locaux qui réussit à concilier respect de l’environnement,
impératifs économiques et solidarité sociale, à moyen et long terme
Ø Une conduite de projets qui associe
au mieux toutes les composantes : financières, techniques, industrielles,
sociales, environnementales, urbanistiques, etc., dans une recherche
d’objectifs et de moyens communs, au bénéfice de tous
Ø La mise en œuvre de démarches
participatives (« global
governance ») qui associent les
différents acteurs socio-économiques des projets et des aménagements, et
notamment les habitants et les représentants de groupements syndicaux ou
fédératifs
Ø L’élaboration d’indicateurs de
pilotage et de méthodes interactives de suivi des actions, pour mieux en
connaître et en faire connaître les résultats à toutes les personnes
directement impliquées.
Ø Le renforcement de partenariats
locaux, européens ou internationaux avec des entreprises, des collectivités
locales, des fédérations professionnelles ou des associations qui abordent les
mêmes sujets de travail en commun.

LES
« PLAQUES PORTUAIRES »
On
désigne généralement par « plaques
portuaires » les installations du port lui-même, mais aussi les
industriels à proximité, les lieux de formation spécialisés, les collectivités
locales accueillant ces installations et l’ensemble de la population qui vit,
habite et travaille près des ports, constituant ainsi des lieux privilégies
pour appliquer les principes du développement durable.
Si
le développement durable, à l’origine, a été une philosophie « mondialiste »,
il s’exprime aujourd’hui en termes économiques, que ce soit par les
certifications ISO 14 000, les nouvelles applications de la Responsabilité Sociale des entreprises (voir
décret n° 2002-221 du 20 février 2002 sur les Nouvelles Responsabilités Economiques),
les actions du Programme européen « Notre Avenir, notre choix », mais
aussi dans des programmes de formation, de protection des zones sensibles, ou
dans l’attribution de certains financements (par exemple les programmes
européens LIFE ou URBAN).
Les syndicats et représentants des
travailleurs, « groupe majeur » des négociations internationales sur
le développement durable
Si on a l’habitude
d’entendre s’exprimer, dans les grands Sommets internationaux du Développement
durable, comme Rio en 1992, ou Johannesburg en 2002, les gouvernements, les
industriels, ou les associations de protection de l’environnement, il faut
aussi noter que les syndicats et représentants des travailleurs ont été
définis, par la Commission des Nations Unies pour l’Environnement et le
Développement, comme un « groupe majeur » de négociations, et ont
donc leurs propres instances de propositions.
Le Chapitre 29 de la Déclaration de Rio
(1992) précise les droits et devoirs des syndicats dans le domaine du
développement durable, en
particulier leur « rôle capital », pour plusieurs raisons : leur
expérience du changement dans l'industrie, et de la manière d'y faire face;
l'importance prépondérante qu'ils attachent à la protection du milieu de
travail et de l'environnement naturel qui s'y rapporte; leur action en faveur
d'un développement équitable sur le plan social et économique. Grâce aux
réseaux qu'ils ont tissés entre eux et au nombre élevé de leurs adhérents, ils
représentent un moyen important de diffuser la théorie du développement durable
et d'en soutenir la mise en pratique
Le Plan d’action du Sommet de
Johannesburg (Sommet Mondial pour le Développement durable –2002-) émanant des
syndicats (session 27mai-7 juin 2002)
précise certains points sociaux et environnementaux qui sont aujourd’hui
incontournables dans tout changement économique :
-
la
prise en considération dans toutes les décisions ayant trait à l’économie, des
trois axes du développement durable, notamment la dimension sociale, en tant
qu’éléments indispensables pour dégager un consensus à l’appui des changements
-
l’accent
sur l’emploi en tant que moyen de promouvoir l’égalité et de lutter contre la
pauvreté
-
la
reconnaissance du droit de toutes les parties prenantes, y compris les
syndicats, à être associées à la prise de décision (comme il est prévu au
chapitre 29 d’Action 21)
-
l’action
par une pluralité de partenariats et d’initiatives (alliances pour l’emploi,
partenariats professionnels proposant des pratiques allant dans le sens du
développement durable)
-
l’amélioration
des modes de production afin de promouvoir la santé des travailleurs, et la
protection de l’environnement
-
le
développement de partenariats en faveur de la formation, l’objectif étant de
renforcer la capacité des travailleurs, des employeurs et des syndicats à
préparer la transition environnementale et économique vers le développement
durable.
-
la
mise en oeuvre d’objectifs de développement durable, pris en considération dans
les décisions relatives aux échanges commerciaux, aux investissements et à la
gouvernance, la priorité étant donnée aux effets sociaux des politiques, des
pratiques et des accords régissant le négoce, les politiques financières et la
gestion des entreprises.
-
la
participation accrue des syndicats dans toutes les régions, et à tous les
niveaux, aux activités de développement durable, y compris aux mécanismes
multipartites et aux partenariats agissant en faveur du changement
-
le
lancement de programmes, afin que les travailleurs et les syndicats exercent
une fonction de veille et de sensibilisation sur leur lieu de travail et dans
les collectivités locales, dans le domaine du développement durable
La
préparation de la prochaine Commission Internationale du Développement Durable
(CSD 13)
La
prochaine Commission Internationale du Développement Durable (CSD 13) aura lieu
à New-York du 1er au 22 avril 2005.
En
plus des sujets thématiques programmés, la CSD a établi un calendrier de
négociations inter-sectorielles sur certains thèmes
intéressant directement le groupe majeur des syndicats et représentants des
travailleurs :
- les changements nécessaires des modes de production non-durables
- la protection et la gestion des ressources naturelles
indispensables au développement économique et social
- l’application des principes du développement durable
face à la mondialisation des économies
- le développement durable dans l’éducation et la
formation professionnelle.
A ce titre, et avec l’appui de la PCDDEI, la Fédération des Dockers
et le Syndicat du Port Autonome souhaitent contribuer aux réflexions de la
CSD 13 dans le groupe de négociations dont ils dépendent, afin de mieux
faire connaître leurs présents accords, et leur programme d’actions.
Par ailleurs, nos engagements communs seront diffusés auprès du Programme des
Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), notamment de la Division Technologies, Industrie et Economie
(DTIE).
C’est
par ces apports croisés d’informations et d’expériences que la Fédération des
Dockers, le Syndicat du Port Autonome et la PCDDEI entendent jouer pleinement
leurs rôles d’acteurs efficaces et représentatifs en matière de développement
durable et de responsabilité sociale, au cœur des mutations économiques et
territoriales affectant l’ensemble du secteur portuaire.
NORMES ISO 14 000
ET
RESPONSABILITE SOCIALE DES ENTREPRISES
« OUTILS DE COMPETITIVITE ET DE DIALOGUE
SOCIAL »
La
normalisation ISO 14 000 est aujourd’hui reconnue comme l’un des atouts
majeurs dans la compétitivité des installations industrielles, et dans le
respect des règles environnementales.
Ainsi
que l’a rappelé le Secrétaire Général des Nations
Unies le 14 septembre 2004 à Genève, la normalisation ISO 14 000
est un élément indispensable dans le respect des principes du développement
durable, c’est-à-dire en faveur d’un environnement mieux protégé, d’une
croissance économique préservée, d’une équité sociale partagée, et d’un dialogue
renouvelé.
Par ailleurs, le 29 juillet 2004, une coopération stratégique a été
signée entre l’ISO et des organisations
internationales pour les installations portuaires, le transport maritime et les
douanes, notamment pour mettre en œuvre des lignes directrices ISO évaluant les
risques sur la sécurité des installations portuaires maritimes et la
planification des mesures préventives. (ISO/PAS 20858)
I/ Quel est l’enjeu de la normalisation ISO
14 000 pour les installations portuaires ?
Si
un certain nombre d’installations portuaires françaises sont
déjà agréées dans la série des normes ISO 9 000, une véritable
amélioration et un plan stratégique partagé s’imposent pour s’engager dans une
certification ISO 14 000.
L’intérêt
d’une certification ISO 14 000 réside non seulement dans la mise en place
de mesures destinées à garantir le respect de l’environnement, au sens le plus
large, et une meilleure protection de tous les salariés, mais cette
certification donne également des avantages concurrentiels évidents, dans le
contexte plus global des ports européens ; ceci sera d’autant plus
d’actualité dans les négociations du nouveau projet de Directive européenne
concernant le « paquet portuaire ».
Comme
l’affirment aujourd’hui l’Association des Ports anglais (ABP : Association
of British Ports) et l’Association des Ports américains (AAPA) :
- La certification ISO 14 000 permet d’améliorer
globalement l’image et la réputation des services portuaires
- La certification ISO 14 000 permet d’identifier
les meilleures opportunités techniques et organisationnelles pour réduire
certains coûts (eau, énergie, assurances, gestion des déchets, etc.)
[60 000 $ annuels d’économies d’énergie pour le Port de Portland, suite à
sa certification ISO 14 000]
- La certification ISO 14 000 permet d’anticiper
les mesures réglementaires ultérieures en matière d’environnement et de se
conformer à certains Accords Multilatéraux sur l’Environnement (AME), comme
celui de Kyoto, en disposant de nouveaux outils de négociation
- La certification ISO 14 000 ouvre de nouveaux
champs de communication et de collaboration internes (cf. rapport de la Global Environment and Technology Foundation en 2003)
Les termes de cette certification ISO 14 000 (ou EMAS si les
autorités portuaires préfèrent utiliser la certification européenne) sont aussi
recommandés par l’ESPO (European
Sea Port Organisation), organisation à laquelle
appartient le Port du Havre, dans sa communication de septembre 2003 :
- Encourager une pratique de large consultation,
dialogue et coopération, entre les administrations portuaires et les acteurs
concernés au niveau local pour faciliter la conciliation, en amont, des
différents intérêts, et l’acceptation des projets portuaires par le milieu
communautaire local.
- Générer de nouvelles connaissances et technologies et
développer des techniques durables qui associent l’efficacité environnementale
et le rapport qualité-coût. Le but est de réaliser
une auto-régulation. Même si l’Union européenne
décide d’édicter des règles environnementales, les instruments développés par
le secteur portuaire lui-même, et qui s’adressent à la pratique quotidienne,
offriront un contexte validé par les ports pour servir de base à la politique
environnementale de l’Union européenne.
- Augmenter la sensibilisation aux enjeux
environnementaux et intégrer le développement durable dans les politiques des
ports, en encourageant les administrations portuaires à préparer une politique
environnementale accessible au public et aux salariés, exprimant leurs stratégies
et les méthodes pour les appliquer. Ceci contribuera à promouvoir une
“responsabilité sociale d’entreprise” dans le port.
- Encourager les administrations portuaires à conduire
des évaluations d’impact environnemental appropriées pour les projets portuaires
et des études d’impact environnemental stratégiques appropriées des plans de
développement portuaire, pour établir, à un stade précoce, comment leurs effets
sur l’environnement peuvent être minimisés.
- Promouvoir un compte rendu environnemental comme
moyen de faire connaître une bonne conduite environnementale aux acteurs
concernés et aux institutions européennes, tel que recommandé par la Revue
Environnementale de l’ESPO de 2001
- Intensifier la communication sur les contributions
environnementales réalisées par les ports, dans le but d’obtenir une meilleure
compréhension de leur rôle et de leurs efforts en faveur du développement
durable.
La
certification ISO 14 000 dans les installations portuaires nous paraît
donc aller dans le sens d’une meilleure compétitivité de notre instrument de
travail, dans une plus grande responsabilisation des salariés, et dans
l’objectif des futures Directives européennes.
C’est
pourquoi le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat
du Port Autonome du Havre et la PCDDEI se mobilisent aujourd’hui en faveur
d’une certification ISO 14 000 des installations portuaires françaises, et
entendent, par leur participation active et constructive, contribuer à
l’amélioration environnementale, économique et sociale de ces activités en
pleine cohérence avec les termes du 6ème Programme-Cadre
européen « Notre avenir, notre choix ».
II/ ISO 14 000 et projet européen Eco-Ports
Dans le cadre des programmes financiers européens de recherche, le projet Eco-Ports, sur la période 1999-2003 a permis à
plusieurs ports européens (dont Rotterdam, Anvers, Amsterdam, Barcelone,
Göteborg, et l’Association des ports britanniques) de bénéficier d’une première
subvention de 4, 1 M d’€ pour développer un programme spécifique d’amélioration
de l’environnement dans les installations portuaires.
Ce
programme (à ne pas confondre avec le programme e-coport
LIFE, exclusivement destiné à financer une plate-forme internet
de gestion des flux d’intermodalité), a notamment
permis de développer des initiatives intéressantes dans les domaines
suivants :
-
le
recyclage des déchets de navires et d’installations portuaires
-
l’amélioration
de la chaîne logistique
-
l’amélioration
des systèmes de dragages
-
la
réduction du bruit et des poussières
-
la
mise en œuvre d’un système de management environnemental (PERS : Port Environmental Review System)
-
le
partage des expériences de management environnemental entre les différents ports
participants.
Ce
projet vient d’être prolongé, dans le cadre d’un financement Interreg III C, par le programme
ECO NET 2006, qui consolide les premières expériences, privilégiant
notamment les moyens de mise en œuvre de certifications ISO 14 000 ou EMAS
destinées aux ports.
Le
réseau ECO NET présente par ailleurs un axe de travail qui paraît
particulièrement nécessaire dans l’avenir des emplois portuaires, puisqu’il
s’agit de mettre en oeuvre et de tester des formations professionnelles
relatives à l’environnement dans les ports.
Il
nous semble regrettable qu’aucun port français ne participe activement à cette
expérience, afin de bénéficier des enseignements reproductibles qui pourraient
être appliqués ultérieurement, au bénéfice de tous les partenaires et
prestataires du Port du Havre
Par
ailleurs, ce nouveau programme ECO NET est
aujourd’hui inscrit et financé dans le cadre du
programme Interreg IIIC, qui pourrait s’appliquer spécifiquement à la zone du Havre,
du fait de sa position en Objectif 2.
C’est pourquoi le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du
Havre, le Syndicat du Port Autonome du Havre et la PCDDEI souhaitent que le
Port Autonome du Havre puisse s’intégrer dans la Fondation EcoPort,
comme membre affilié, ainsi que le prévoient les dispositions du projet Eco
Port.
En
effet, grâce à cette action et à la diffusion d’informations qu’elle sous-tend,
le port Autonome du Havre pourra bénéficier des expériences en matière de respect
de l’environnement des autres ports européens, et de leur implication dans
l’économie générale des activités portuaires.
La
participation du Port Autonome du Havre dans la Fondation Eco-Ports
permettra par ailleurs, selon les termes de la Convention d’Aarhus, de faire
partager les différentes informations échangées à l’ensemble de ses
partenaires, clients, fournisseurs et employés, dans l’objectif d’une recherche
continue d’amélioration durable, et d’anticipation des futures réglementations
concurrentielles européennes.
III/ ISO 14 000 et Responsabilité
Sociale des Entreprises (RSE)
Déclaration
du Comité Technique de l’ISO - 14 juillet 2004-
L'ISO va élaborer une norme internationale dans le domaine de
la responsabilité sociale. L'objectif est de produire "un document
d'orientation rédigé dans un langage simple, compréhensible et utilisable par
des non-spécialistes".
Les
24 et 25 juin 2004, lors d’une réunion du comité technique de l’ISO à Stockholm, il a été décidé que l’ISO
allait élaborer des lignes directrices sur la responsabilité sociale des
entreprises (résolution L/2400).
Un
poste sera tout spécialement créé au sein du groupe de travail pour traiter de
la participation des parties prenantes, notamment concernant les questions de
financement.
En
décidant d'élaborer une norme contenant des lignes
directrices RSE, l'ISO souligne que
l'intention est de valoriser, et non pas de remplacer, les accords
internationaux intergouvernementaux existants ayant trait à la responsabilité
sociale, comme la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations
Unies et ceux adoptés par l'Organisation internationale du travail (OIT), ainsi
que d'autres conventions des Nations Unies.
Dans le cadre de ce nouvel accord ISO RSE, le Syndicat Général des
ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du port Autonome du Havre et la
PCDDEI demandent que la mise en œuvre de la certification ISO 14 000 sur
les installations portuaires du Havre, indispensable à la compétitivité
économique et au respect de l’environnement, soit accompagnée d’un projet
partagé de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)
A
titre de comparaison, il est important de noter que l’Association des Ports
anglais (Association of British Ports) a publié, en 2003, son premier rapport
d’activité en matière d’environnement et de responsabilité des entreprises
(CSR). Ce rapport est destiné à l’ensemble du public, mais également aux
fournisseurs et aux clients potentiels des ports britanniques. L’Association des ports anglais, par cette initiative, a
ainsi officiellement rejoint l’indice de cotation FTSE Good
(qui permet de coter les résultats des entreprises en matière de développement
durable), et le groupe d’échanges BIE (Business for the
Environment), qui analyse et diffuse les opportunités
concurrentielles relatives au respect de l’environnement et à la responsabilité
sociale.

LE RESPECT DES PRINCIPES DU GLOBAL COMPACT
Le
Global Compact (Pacte Mondial), créé par les Nations
Unies le 31 janvier 1999, est une initiative volontaire qui invite les
entreprises, mais aussi les associations, les représentants des salariés, les
collectivités locales, à soutenir et à appliquer dans toutes leurs activités,
et avec leurs partenaires, un ensemble de valeurs fondamentales dans les
domaines des droits de l’homme, des normes du travail, de l’environnement, de
la lutte contre la corruption.
Ces
10 principes font l’objet d’un engagement de la part des participants, mais
aussi de comptes-rendus réguliers, afin de mesurer l’avancement de ces valeurs
dans l’ensemble de l’organisation participante.
I/ Les principes du Global Compact
1. Les signataires sont invités à promouvoir et à
respecter la protection du droit international relatif aux Droits de l’Homme
dans leur sphère d’influence
2. Les signataires sont invités à veiller à ce que
leurs propres compagnies, associations, fédérations ou organisations ne se
rendent pas complices de violations des Droits de l’Homme
3. Les signataires sont invités à respecter la liberté
d’association et à reconnaître le droit de négociation collective
4. Les signataires s’engagent à contribuer à
l’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire
5. Les signataires se mobilisent en faveur de
l’abolition effective du travail des enfants
6. Les signataires se mobilisent pour l’élimination de
la discrimination en matière d’emploi et de profession
7. Les signataires sont invités à appliquer l’approche
de précaution face aux problèmes touchant l’environnement
8. Les signataires s’engagent à entreprendre des
initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière
d’environnement
9. Les signataires s’engagent à favoriser la mise au
point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement
10. Les signataires sont invités à agir contre la
corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et les
pots-de-vin.
II/ Le sens de notre engagement dans l’action du
Global Compact
Aujourd’hui,
la Fédération des Dockers du Havre, le Syndicat du Port Autonome et la PCCDEI (Plate-Forme Communication, Développement Durable et
Ecologie Industrielle), ont décidé de s’associer aux travaux du Global Compact
et de l’Institut de l’Entreprise, en adhérant
volontairement aux 10 principes du Pacte Mondial.
Notre engagement
s’appuie en particulier :
-
sur
notre volonté commune de participer activement aux débats de société qui
sous-tendent l’action du Global Compact, et de faire partager à l’ensemble des
adhérents français et internationaux nos actions, notre vision d’un avenir
durable, tant pour nos professions spécifiques, que pour nos lieux de travail
et de vie, et notre respect d’un environnement partagé.
-
sur
notre contribution commune à l’amélioration de nos conditions de travail, à la
mise en œuvre d’une véritable gouvernance, au sens des programmes Action 21 et
Habitat, qui nous permette d’être des acteurs à part entière des négociations
et des partenariats futurs
-
sur
notre volonté de transparence, tant pour nous mêmes, que pour l’ensemble de nos
partenaires, employeurs, ou pour les autorités locales et déconcentrées de
l’Etat avec lesquels nous devons engager des dialogues constructifs, sur la
base commune d’informations partagées selon les termes de la Convention
d’Aarhus
-
sur
notre volonté de participer de manière locale et opérationnelle aux actions en
matière de développement durable, en particulier, en ce qui nous concerne, sur
les changements climatiques, la préservation des zones sensibles, mais aussi
les certifications de type ISO 14 000, et
l’amélioration des relations structurelles ville-port,
dont nous sommes les acteurs au quotidien
-
sur
notre demande active en matière de formation tout au long de la vie
(« Long life learning »), afin que tous nos
adhérents puissent bénéficier d’une formation cohérente, anticipatrice et
qualifiante, afin de s’adapter de manière efficace aux changements économiques
et environnementaux inéluctables, garants de notre compétitivité dans l’avenir
C’est pourquoi le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du
Havre, le Syndicat du Port Autonome du Havre et la PCDDEI ont décidé de
participer de manière volontaire aux travaux du Global Compact, en s’engageant,
comme le prévoient les dispositions de cet Accord dans la catégorie « Organisation
représentative de travailleurs ».
En
cela, le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du
Port Autonome du Havre rejoindront des adhérents du Global Compact qui
participent déjà aux travaux et aux groupes de réflexion, par exemple le TUAC (Trade
Union Advisory Committee)
auprès de l’OCDE, et l’ICEM (Fédération des Syndicats
de Travailleurs de la Chimie, de l’Energie, des mines et des industries
diverses).
LA CONVENTION SUR L’ACCES
A L’INFORMATION
EN MATIERE D’ENVIRONNEMENT
(CONVENTION D’AARHUS)
Présentation de la Convention d’Aarhus
La
Convention d’Aarhus est un traité environnemental international, qui garantit
aux citoyens l’accès aux informations en matière d’environnement, leur
participation dans les modes de décisions publiques qui les concernent, et
l’accès à la justice en matière d’environnement
La
Convention d’Aarhus a été négociée par les Etats de la
Commission des Nations Unies, et adoptée le 25 juin 1998, lors d’une
réunion paneuropéenne qui a eu lieu, justement, dans la ville danoise d’Aarhus.
Après avoir obtenu le nombre de ratifications nécessaires, la Convention d’Aarhus est entrée en vigueur le 30 octobre
2001.
La
Convention d’Aarhus représente l’une des étapes fondamentales dans le
renforcement de la démocratie participative, et dans la protection de
l’environnement comme de la santé publique. C’est en fait l’application légale
et opérationnelle du principe 10 de la Déclaration de Rio sur le développement
durable : ‘tout être humain a le droit de vivre dans un environnement
adapté pour sa santé et son bien-être, et a le devoir, lui-même, ou en
association avec d’autres personnes, de protéger et d’améliorer son
environnement, au bénéfice des générations actuelles et futures ».
L’objectif qui sous-tend cette Convention est
que l’implication des citoyens dans la protection de l’environnement, et dans
les processus décisionnels qui y concourent est de nature à améliorer les
conditions de vie en général, et les projets ou décisions qui ont un impact sur
la qualité de vie. Les différents articles de la Convention imposent à toutes
les autorités publiques de tenir à disposition des citoyens toutes les
informations de base sur l’environnement, afin que ceux-ci puissent jouer
pleinement leur rôle participatif. Cette Convention vise aussi à faire évoluer
les décisions publiques, prises en toute connaissance de cause, en particulier
pour les citoyens, afin que celles-ci puissent s’appliquer plus facilement, en
améliorant les conditions de vie et de travail de chacun. Afin de pouvoir faire
respecter leur rôle décisionnel, les citoyens ont également le droit de se
pourvoir en justice dans toutes les réglementations ou actions publiques
concernant l’environnement. Enfin les termes de la Convention d’Aarhus imposent
à tous les Etats signataires de mettre en place les moyens de transparence et
de contrôle a posteriori de leurs décisions affectant l’environnement.

Que signifient, en pratique, les trois
“termes” de la Convention d’Aarhus?
L’accès à
l’information en matière d’environnement.
Tout
personne a le droit de connaître l’état de l’environnement dans lequel elle
vit : la qualité des eaux, de l’air, la nature et le traitement des
déchets, l’utilisation rationnelle de l’énergie, la protection de la
biodiversité et des espaces sensibles, les installations industrielles, etc.
Les autorités publiques, en respectant les termes de la Convention d’Aarhus,
doivent organiser la diffusion des informations en leur possession, les rendre
accessibles et compréhensibles pour le public concerné. Cette mesure vise en
particulier les informations concernant les projets futurs, les aménagements,
les extensions ou transformations industrielles, etc., et leurs impacts sur la
santé, la sécurité, l’environnement et la compétitivité économique.
Les
autorités publiques doivent répondre à toute demande d’information dans un
délai d’un mois, sans aucune forme de discrimination. Si l’autorité publique ne
possède pas l’information requise, elle doit orienter la demande vers
l’organisme le plus susceptible de détenir les éléments nécessaires.
La participation
du public et des habitants
(Directive
2003/35/EC)
La
Convention d’Aarhus officialise le rôle indispensable du grand public, et de
toutes ses formes d’organisation dans la participation aux processus de
décision ayant un impact sur l’environnement. Les autorités publiques doivent
donc informer l’ensemble des « parties prenantes » en temps utile, de
façon à recueillir les commentaires de chaque groupe, et d’apporter les réponses
appropriées, en tenant compte de toutes les observations formulées. Les
autorités publiques doivent ensuite informer l’ensemble des participants des
décisions finales et des raisons qui les ont sous-tendues.
Accès à la
justice en matière d’environnement
La
Convention permet aux citoyens et aux différentes associations d’agir comme des
« garde-fous » en matière d’environnement, en leur donnant le droit
de saisir les juridictions appropriées en cas de non-respect des législations
environnementales.
LE 6ème
PROGRAMME CADRE D’ACTION EUROPEEN
« NOTRE AVENIR, NOTRE CHOIX »
Le 6ème Programme d’action communautaire
pour l’environnement (« Notre avenir, notre choix »), établi par la décision n° 1600/2002/CE du 22 juillet 2002, met en lumière
les axes de travail et de progrès des actions européennes en matière
d’environnement.
Certaines de ces recommandations guident
aujourd’hui le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le
Syndicat du Port Autonome, et la PCDDEI, dans leurs propositions d’actions, en
particulier :
-
les
actions menées par les Etats membres doivent garantir un niveau élevé de
protection de l’environnement, et de la santé humaine, et améliorer, de manière
globale, l’état de l’environnement ainsi que la qualité de la vie
-
les
actions doivent viser à dissocier pression sur l’environnement et croissance
économique, tout en respectant le principe de subsidiarité, ainsi que la
diversité des situations dans les différentes régions de l’Union européenne
-
une
approche stratégique intégrée, comprenant de nouvelles relations avec le
marché, associant les citoyens, les entreprises et d’autres acteurs
représentatifs, est indispensable afin d’apporter les changements nécessaires
aux modes de production et de consommation des secteurs public et privé.
-
il
est important pour le succès du programme que soient prévues les dispositions
en faveur de l’information relative à l’environnement et à la justice, ainsi
que la participation du public à l’élaboration des politiques.
-
du
fait de la mondialisation de l’économie, il devient de plus en plus nécessaire
de prendre des mesures internationales en matière d’environnement, y compris
dans le domaine de la politique des transports
-
il
faut tout mettre en œuvre pour que la politique de l’UE en matière
d’environnement soit menée de manière intégrée, en accordant une place
importante au développement d’initiatives visant à sensibiliser les citoyens et
les autorités locales, à promouvoir un large dialogue avec les parties
prenantes, en vue d’accroître la sensibilisation et la participation du public (article 2.3)
-
par
ailleurs, les mesures proposées et adoptées en faveur de l’environnement
doivent contribuer aux objectifs des dimensions économique et sociale du développement
durable et inversement (article 2.3)
-
pour
concrétiser les buts et atteindre les objectifs définis dans le programme, il
convient notamment de consentir de nouveaux efforts pour tenir compte des
exigences relatives à la protection de l’environnement et examiner, avant de
les adopter, si les mesures dans le domaine économique et social contribuent
aux objectifs environnementaux (article 3.3)
-
il
convient d’améliorer la collaboration et le partenariat avec les entreprises et
leurs organes représentatifs, et impliquer les partenaires sociaux et leurs
organisations en vue d’améliorer les performances environnementales des
entreprises et de mettre en œuvre des modes de production durables (notamment
promouvoir une mise en œuvre plus large du système communautaire de management
environnemental et d’audit EMAS et encourager les engagements et accords
volontaires visant à réaliser des objectifs environnementaux précis) (article 3.5)
-
il
convient de stimuler et promouvoir une utilisation et une gestion efficaces et
durables des sols et de la mer, qui tiennent compte
des questions environnementales (aménagement durable du territoire, gestion
intégrée des zones côtières, développement durable dans les zones urbaines,
etc.) (article 3.10)
-
les
domaines d’action prioritaires de l’UE en matière d’environnement sont :
la lutte contre le changement climatique (article 5),
la préservation de la nature et de la diversité biologique, notamment sur les
côtes et zones humides (article 6), le respect
de l’environnement, de la santé et de la qualité de la vie, en particulier en
ce qui concerne les substances chimiques, et l’utilisation durable de l’eau,
selon les termes et les modes d’application de la Directive Communautaire sur
l’Eau (article 7)
-
ces
nouvelles politiques devront être élaborées en mettant en place des règles et
principes généraux de « bonne gouvernance », qui permettent une
consultation large et approfondie des parties prenantes à tous les stades du
processus et en veillant à la diffusion d’informations périodiques à
destination du grand public et des parties intéressées (article
10)
Compte tenu de ces orientations
communautaires, le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le
Syndicat du Port Autonome, et la PCDDEI ont décidé conjointement d’orienter
leur action :
-
en
faveur de la mise en œuvre des moyens d’une « bonne gouvernance », et
d’une meilleure disponibilité et diffusion de l’information, notamment en
signant la Convention d’Aarhus
-
en
participant pleinement et de manière constructive aux décisions locales et
régionales ayant un impact fort sur l’environnement et la qualité de la vie
-
en
mettant en œuvre des campagnes d’action plus spécifiques à la fois sur la
protection de l’atmosphère (Dockers Opération Carbone), et sur
l’application de la Directive Communautaire sur l’Eau, ainsi que le recommande
la résolution de l’ESPO du 14 octobre 2004, dans le
domaine des installations portuaires.

FORMATION TOUT AU LONG DE LA VIE
DIALOGUE SOCIAL ET DEVELOPPEMENT DURABLE
La réponse la
plus pertinente à la mondialisation des économies portuaires est, sans doute
aujourd’hui, la formation adaptée de l’ensemble des salariés des plaques
portuaires.
Cette
formation doit permettre aux salariés d’anticiper les modifications économiques
et techniques, afin de prendre en compte les différentes réglementations
internationales, les nouveaux accords multilatéraux sur l’environnement (AME),
qui auront à terme une incidence directe sur leurs outils de travail, mais
aussi les nouvelles règles de sécurité, de qualité et de santé.
C’est
pour concrétiser cette anticipation, et conformément aux recommandations de la loi française n°2004-391 du 4 mai 2004, relative à la
formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social que,
dans le cadre de notre action en faveur du développement durable, nous
demandons à participer activement à l’élaboration d’un programme de formation
globale, qui puisse nous permettre de faire face « à une croissance
économique durable dans l’économie mondialisée » ( Recommandation OIT n° 195 du 17 juin 2004).

Le
secteur portuaire sera l’un des plus touchés dans les prochaines années par les
modifications économiques, sociales et environnementales, qu’il s’agisse de
l’application de certaines normes environnementales ( ISO 14 000, Protocole de
Kyoto, Directive Habitat, Directive Communautaire sur l’Eau, etc.), de sécurité
(code ISPS dans les ports, application du Paris Memorandum
of Understanding), de régulations économiques (décret
NRE, futur et éventuel « paquet portuaire »), technologiques (plate-formes internet comme le
projet e-coport), de gestion industrielle ( projet de
directive REACH, registre EPER, etc.).

Il
faut aussi envisager le secteur portuaire non seulement comme une activité
industrielle séparée de la vie de la cité, mais comme un élément actif du
bien-être quotidien, et de la prospérité durable de la ville et de la région. A
ce titre, des formations plus spécifiques sur la pratique des interfaces villes-ports permettront aussi, à terme, d’assurer une
meilleure collaboration entre les activités, structures et infrastructures de
la ville, et les impératifs économiques industriels et portuaires.
NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT
DURABLE
1. Signature et mise en œuvre de la
Convention internationale d’Aarhus
Le 5 octobre 2004, le
Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port
Autonome, et la Plate-Forme Communication,
Développement Durable et Ecologie Industrielle ont signé la Convention d’Aarhus
sur l’accès à l’information, la participation du public au processus
décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement.
Cette signature intervient dans le cadre de l’article 9 de l’Annexe
I de la Convention d’Aarhus, concernant les activités portuaires et
d’aménagement.
Cette signature de la Convention d’Aarhus, en cohérence avec
l’Article 10 du Programme Cadre européen « Notre avenir, notre
choix », induit, pour les partenaires, des axes de travail et d’action
permettant d’atteindre les objectifs du développement durable.
En particulier :
-
les partenaires souhaitent pouvoir disposer librement de
l’ensemble des informations sur l’environnement, de la part des autorités
concernées, dès lors qu’elles concernent des aménagements, travaux, décisions,
qui ont un impact sur l’environnement en général, la protection sociale, la
santé ou la sécurité des habitants, salariés et professionnels de la zone ou de
la région ;
-
les partenaires souhaitent, dans un esprit constructif et en plein
accord avec les droits et devoirs d’une bonne gouvernance (tels que définis par
les principes du programme HABITAT des Nations Unies), pouvoir être consultés
et apporter leurs contributions dans les décisions d’aménagement, de protection
de l’environnement qui auraient des effets directs ou indirects sur la qualité
de vie des citoyens
-
les partenaires souhaitent être pleinement associés dans la mise
en œuvre de certaines Directives communautaires ayant un effet direct sur le
développement durable, notamment l’application de la Directive Cadre Européenne
sur l’Eau, le Protocole de Kyoto, la directive REACH, la mise en place du code
ISPS, mais aussi les certifications environnementales de type ISO 14 000 ou
EMAS, qui permettront, à terme, de procurer des avantages concurrentiels et
sociaux aux plaques portuaires et aux entreprises qui en dépendent.
-
parallèlement, les partenaires s’engagent à diffuser auprès de
toute personne, ou de toute autorité compétente, les informations en leur
possession, concernant la qualité de l’environnement, pour lesquelles ils
assureraient une partie de responsabilités.
-
les partenaires souhaitent mettre en place, dans les meilleurs
délais, des outils de formation et de sensibilisation au développement durable,
tant pour leurs propres adhérents, que pour l’ensemble des parties intéressées,
ayant leur rôle plein et entier à jouer dans la préservation de
l’environnement, dans l’équité sociale et la compétitivité économique
-
les partenaires s’engagent à communiquer à l’ensemble des parties
intéressées les informations prospectives ou les analyses conjointes qu’ils
auront menées dans ces domaines spécifiques, afin de partager équitablement les
progrès accomplis, les enjeux ultérieurs, et de favoriser une plus large
communication et une participation active de tous les groupes
socio-économiques.
NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT
DURABLE
2. Information et formation
1. GLOBALISATION
ET COHERENCE DES PLANS DE FORMATION
2. FORMATION
SPECIFIQUE AU DEVELOPPEMENT DURABLE
Dans
cette perspective, la Fédération des
Dockers et le Syndicat du Port Autonome, avec l’appui de la PCDDEI, souhaitent mettre en place une
formation spécifique pour l’ensemble des personnels du port sur le
développement durable, ses perspectives et ses applications locales, sur
l’apprentissage de la gouvernance dans les négociations, et sur la mise en
œuvre des conventions internationales s’y rapportant, afin de renforcer et de
professionnaliser leur rôle de « groupe majeur » dans tous les
nouveaux aspects concrets du développement durable ayant une incidence directe
sur leurs métiers et leur vie quotidienne.
Le plan de formation
proposé sera diffusé prochainement à l’ensemble des personnels concernés, ainsi
qu’aux autorités en charge de la formation professionnelle des dockers et
ouvriers portuaires.
3. FORMATION SPECIFIQUE DE L’OIT A DESTINATION DES EMPLOYES ET
SALARIES PORTUAIRES
Dans
le cadre de la Convention C 137 de l’OIT sur le travail dans les ports (1973),
et de la Recommandation R 145 s’y référant, et conformément à la résolution tripartite d’experts sur la sécurité
et la santé dans les ports (Genève 17 décembre 2003) –notamment sur
l’ergonomie, la santé et la sécurité-, la Fédération des Dockers et le Syndicat
du Port Autonome souhaitent pourvoir bénéficier d’une formation professionnelle
adaptée à leur métier actuel, mais aussi aux évolutions globales et
globalisantes que celui-ci va requérir afin de s’adapter aux nouvelles
conditions économiques du marché.
A
ce titre, et dans le cadre de cet engagement global, la Fédération des Dockers
et le Syndicat du Port Autonome demandent officiellement à pouvoir bénéficier
de la formation professionnelle recommandée par l’OIT pour leur propre métier,
à savoir le Programme de Développement pour le Personnel portuaire (PDP : Portworker Development Programme).
Cette
formation permettra en particulier aux dockers et personnel portuaire de se
confronter aux nouvelles technologies et aux nouvelles réglementations, à la
fois pour augmenter l’efficacité de leur propre activité, et pour garantir une
meilleure sécurité. De nombreux acteurs portuaires dans le monde (Rotterdam, Hong-Kong, Novorossiysk,
Thessalonique, King Port, Melbourne, etc.) ont déjà bénéficié de ces unités de
formation, et peuvent aujourd’hui prétendre, à ce titre, à une compétitivité et
à une sécurité accrues, indispensables dans un marché de plus en plus soumis à
la concurrence.
NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT
DURABLE
3. Application des principes de la
gouvernance
La
Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome, avec l’appui de la
PCDDEI, ont décidé d’appliquer les principes de la gouvernance pour l’ensemble
de leurs activités, mais aussi par rapport aux projets d’aménagement portuaire,
de respect de l’environnement, et dans la diffusion, à l’ensemble des parties
intéressées, et des citoyens, des informations qui sont en lien direct avec
leur environnement, leur qualité de vie, et leur mode de participation aux
décisions.
Les
principes de la « gouvernance » sont d’ailleurs clairement précisés à
l’article 10 du Programme européen « Notre avenir, notre choix », et
dans le Livre Blanc de la Gouvernance pour l’UE qui indique, par ailleurs, les
5 thèmes devant servir de base à une politique efficace de gouvernance :
-
l’ouverture
-
la
participation
-
la
responsabilité
-
l’efficacité
-
la
cohérence
Par
ailleurs, la mise en œuvre de ces principes est en complète adéquation avec la
future application de la certification ISO 14 000 à la Responsabilité Sociale
des Entreprises (résolution L 2400). La
Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome entendent, grâce à cette
initiative, participer à une large appropriation, par l’ensemble des parties
intéressées, des moyens nécessaires aux objectifs du développement durable, et
de l’emploi.
A
ce titre, la Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome proposeront
à l’ensemble de leurs partenaires, une « Charte
de respect des principes d’une bonne gouvernance dans le secteur
portuaire », en accord avec l’ensemble des dispositions
internationales, européennes et françaises en la matière.
Cette
« Charte de respect des principes d’une bonne gouvernance dans le
secteur portuaire » sera transmise, pour information, au Global Compact et à
l’Observatoire de la Responsabilité Sociale des Entreprises.
NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT
DURABLE
4. Demandes de financement européen au titre
de l’article 6 du FSE
L’article 6 du Règlement du Fond Social
Européen pour l’exercice 2004-2006 prévoit des aides au financement sur
l’exercice 2004-2006 (règlement VP/2003/021).
Ces
aides permettent notamment de soutenir, dans le cadre de la gestion des
restructurations, des actions visant à
développer des solutions novatrices en matière de gestion du changement,
notamment en renforçant la capacité d’adaptation et d’anticipation des
travailleurs, des entreprises et des pouvoirs publics (sous-thème
2 –ligne budgétaire B2-1630-)
Les
plaques portuaires étant au cœur d’un nombre important de restructurations
potentielles, et devant par ailleurs combiner l’efficacité économique, la
protection de l’environnement, et la participation de l’ensemble des salariés,
la Fédération des Dockers, le Syndicat du Port Autonome et la PCDDEI ont décidé
de constituer un dossier de demande de financement pour l’ensemble de leurs
actions de sensibilisation, formation et adaptation aux nouvelles exigences du
développement durable et de la mise en place d’un processus de gouvernance
constructif.
Ces
actions de formation aux nouveaux contextes européens intégreront en outre les
dimensions liées aux nouvelles réglementations internationales et européennes
sur l’environnement (DCE, Directive REACH, application du Protocole de Kyoto,
application du code ISPS), mais aussi les modes de mise en œuvre des
certifications ISO 14 000 ou EMAS, la formation à l’application des principes
de gouvernance et de responsabilité sociale, et les premiers outils de sensibilisation
à l’écologie industrielle de type NISP (National Industrial
Symbiosis Programme).
A
ce titre, la Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome confieront
à la PCDDEI le soin de mettre en perspective le dossier de demande de
financement, conformément aux délais européens, et dans le cadre des procédures
fixées par la DG « Emploi et affaires sociales ».
NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT
DURABLE
5. Du local au global
Si toutes les politiques en faveur du
développement durable recommandent de travailler
« du global au local », c’est-à-dire en appliquant aux
préoccupations de terrain, les principes et modes de fonctionnement favorables
à l’environnement, à l’économie et à l’équité sociale, le Syndicat Général des
Ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome et la PCDDEI
ont également choisi de faire connaître leurs initiatives
, « du local au global »
aux organismes compétents en matière de développement durable et de
responsabilité sociale, et de s’impliquer activement dans les accords
volontaires relatifs à leurs objectifs.
C’est pourquoi :
Le
Syndicat Général des Ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port
Autonome et la PCDDEI ont décidé de s’engager officiellement auprès du Global
Compact des Nations Unies, dans leur groupe d’appartenance, et de suivre les 10
principes énoncés.
Cette
adhésion sera largement diffusée auprès des partenaires et adhérents du
Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, et du Syndicat du Port
Autonome, ainsi qu’auprès des représentants des collectivités locales
concernées, et des structures déconcentrées de l’Etat.
Le Syndicat Général des
Ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome et la PCDDEI
apporteront, également, leur contribution aux travaux du Programme des Nations
Unies pour l’Environnement, et aux travaux de la Commission Internationale du
développement durable, dans le cadre de leur groupe de référence, en apportant
des exemples d’actions menées localement, et dans l’objectif de diffuser de
manière pertinente les recommandations de ces différentes instances.
NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT
DURABLE
6. Dockers Objectif Carbone
La
lutte contre les changements climatiques et la dérive de l’effet de serre est
l’une des priorités internationales et européennes, depuis la signature du
Protocole de Kyoto et l’état favorable de sa ratification.
Le
Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre et le Syndicat du Port
Autonome du Havre sont concernés à plusieurs titres par cette action :
-
pour
préserver la qualité de vie et de l’air ambiant de l’ensemble de la région
Haute-Normandie, ainsi que le prévoient les Plans de Protection de l’Atmosphère
du Havre et de Port Jérôme, et pour éviter ultérieurement, aux entreprises qui
les emploient, des sanctions françaises ou européennes dans le cadre de
l’application du Protocole de Kyoto
A ce titre, le Syndicat Général des ouvriers dockers du
Port du Havre et le Syndicat du Port Autonome du Havre souhaitent participer
activement aux travaux du SPPPI, en tant que représentants des syndicats, dans
le cadre de l’application de la Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de
l’Energie.
-
pour
apporter leurs compétences en matière de respect de l’environnement dans les
zones portuaires et estuariennes, ainsi que le prévoient les conclusions du
groupe de travail international DWC (Dialogue on Water
and Climate), mis en place
par le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Etude des Climats) et le WWC (World Water Council)
-
pour
sensibiliser l’ensemble des travailleurs portuaires, mais aussi leurs familles,
et leurs enfants, aux conséquences des changements climatiques, et aux modes de
production et de consommation émettant peu de gaz à effet de serre.
-
pour
prendre une part active, dans l’exercice de leur métier, en collaboration avec
les industriels de la plaque portuaire, mais aussi avec les collectivités
locales de la Région, dans la mise en œuvre du Plan National de Lutte contre
les Changements Climatiques (PNLCC) et dans celle du Plan Climat 2004
-
pour
participer concrètement, en fonction de la spécificité de leurs métiers, de
leurs territoires, et de la population qu’ils rassemblent, à l’action de l’ADEME « Faisons vite, ça chauffe ! »
Dans
le cadre de la lutte contre les changements climatiques et la dérive de l’effet
de serre, le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre et le
Syndicat du Port Autonome du Havre, en collaboration et avec l’appui de la
PCDDEI, ont décidé de mettre en œuvre l’initiative DOC
« Dockers Objectif Carbone ».
L’initiative DOC
« Dockers Objectif Carbone » a pour principaux objectifs :
-
une
campagne de sensibilisation et de formation aux conséquences des changements
climatiques, et aux moyens de réduction des gaz à effet de serre, tant dans les
activités professionnelles, que dans la vie quotidienne
-
un
suivi clair et pédagogique des enjeux nationaux, régionaux et locaux,
concernant les mesures prises pour diminuer les émissions de gaz à effet de
serre
-
la
diffusion de guides d’information sur les mesures de lutte contre les
changements climatiques, adaptées aux villes et milieux portuaires, et aux
zones côtières
-
la
mise en œuvre de sessions de sensibilisation, pour le Syndicat Général des
ouvriers dockers du Port du Havre et le Syndicat du Port Autonome du Havre sur
les principes et modes d’application des systèmes d’écologie industrielle, qui
permettent, entre autres, de diminuer les rejets atmosphériques, tout en
augmentant la compétitivité économique des entreprises. En cela, l’initiative
DOC « Dockers Objectif Carbone » a pour ambition d’anticiper les
évolutions industrielles nécessaires,
comme c’est déjà le cas dans certaines zones portuaires européennes
(Angleterre, Danemark, etc.)
-
la
mise au point, avec des partenaires spécialisés, d’outils simples d’évaluation
et de mesures, pour leurs adhérents, mais aussi pour les habitants, industriels
ou collectivités volontaires, afin de traduire de manière concrète l’initiative
DOC en tonnes équivalent-carbone.
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Rappel : Documents déposés sous référence - Ref 04-612b/rem/pcddei-ass
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