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RUBRIQUE : AGENDA 21 LOCAL
CHAPITRE 28 DE LA DECLARATION DE RIO JUIN 1992

LE SYNDICAT GENERAL DES OUVRIERS DOCKERS DU PORT DU HAVRE

LE SYNDICAT DU PORT AUTONOME DU HAVRE

LA PCDDEI

PARTENARIAT D’ACTION

POUR UN DEVELOPPEMENT  DURABLE

ECONOMIQUE,  ENVIRONNEMENTAL, SOCIAL ET RESPONSABLE

DES PLAQUES PORTUAIRES

- LE HAVRE 2004 -

PCDDEI : Plate-forme communication - développement durable - écologie industrielle       Le Havre

SOMMAIRE

LE CADRE GENERAL DE NOTRE ACTION

Les syndicats et représentants de travailleurs, « groupe majeur » des négociations internationales du développement durable

Normes ISO et Responsabilité Sociale des Entreprises : outils de compétitivité et de dialogue social

Le respect des principes du Global Compact

La Convention sur l’accès à l’information en matière d’environnement (Convention d’Aarhus)

Le 6ème Programme-Cadre d’action de l’Europe : « Notre Avenir, notre choix »

La loi n°2004-391 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social




NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Signature et mise en œuvre de la Convention internationale d’Aarhus

Information et formation 

Application des principes de la gouvernance dans les décisions pouvant affecter notre environnement, notre milieu et nos conditions de travail, ainsi que la qualité de vie de nos familles et de nos concitoyens

Demandes de financement européen pour la formation du personnel des ports, dans le cadre de l’application de l’Article 6 du FSE

« Du local au global » : Adoption des principes du Global Compact par les partenaires signataires ; et diffusion de nos initiatives auprès des instances nationales, européennes, internationales traitant du développement durable, de la participation syndicale et de la cohésion sociale.

« Dockers Objectif Carbone » : l’opération DOC des dockers pour lutter contre la dérive de l’effet de serre




PREAMBULE

POURQUOI SE MOBILISER POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE

DANS LES PLAQUES PORTUAIRES ?

           Pour notre environnement industriel, social, et une meilleure préservation de nos ressources naturelles

           Pour apporter notre contribution lucide, efficace et constructive dans l’ensemble des négociations qui modifieront notre avenir de travail et celui de nos enfants

           Pour se préparer aux futures réglementations européennes, et apporter notre savoir-faire dans les propositions de directives et leur application

           Pour contribuer à une réelle intégration « ville-port », basée sur le partenariat et la gouvernance, seuls garants d’un développement durable au bénéfice de tous, et d’une meilleure attractivité des territoires

           Pour bénéficier d’une formation professionnelle qui apporte une plus-value à nos emplois




LES SYNDICATS ET REPRESENTANTS DE TRAVAILLEURS

 « GROUPE MAJEUR »

 DES NEGOCIATIONS INTERNATIONALES DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Le développement durable, concept philosophique, applications concrètes

Le concept de développement durable est né officiellement au Sommet de Rio, en 1992, après les propositions du rapport de 1987, « Our Common Future », de Mme Bruntland, alors Premier Ministre de Norvège. Le développement durable est ainsi défini comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

De manière plus simple, le développement durable représente pour nous:

Ø            Une forme d’organisation des projets nationaux ou locaux qui réussit à concilier respect de l’environnement, impératifs économiques et solidarité sociale, à moyen et long terme

Ø            Une conduite de projets qui associe au mieux toutes les composantes : financières, techniques, industrielles, sociales, environnementales, urbanistiques, etc., dans une recherche d’objectifs et de moyens communs, au bénéfice de tous

Ø            La mise en œuvre de démarches participatives (« global governance ») qui associent les différents acteurs socio-économiques des projets et des aménagements, et notamment les habitants et les représentants de groupements syndicaux ou fédératifs

Ø            L’élaboration d’indicateurs de pilotage et de méthodes interactives de suivi des actions, pour mieux en connaître et en faire connaître les résultats à toutes les personnes directement impliquées.

Ø            Le renforcement de partenariats locaux, européens ou internationaux avec des entreprises, des collectivités locales, des fédérations professionnelles ou des associations qui abordent les mêmes sujets de travail en commun.




LES « PLAQUES PORTUAIRES »

On désigne généralement par « plaques portuaires » les installations du port lui-même, mais aussi les industriels à proximité, les lieux de formation spécialisés, les collectivités locales accueillant ces installations et l’ensemble de la population qui vit, habite et travaille près des ports, constituant ainsi des lieux privilégies pour appliquer les principes du développement durable.

Si le développement durable, à l’origine, a été une philosophie « mondialiste », il s’exprime aujourd’hui en termes économiques, que ce soit par les certifications ISO 14 000, les nouvelles applications de la Responsabilité Sociale des entreprises (voir décret n° 2002-221 du 20 février 2002 sur les Nouvelles Responsabilités Economiques), les actions du Programme européen « Notre Avenir, notre choix », mais aussi dans des programmes de formation, de protection des zones sensibles, ou dans l’attribution de certains financements (par exemple les programmes européens LIFE ou URBAN). 

Les syndicats et représentants des travailleurs, « groupe majeur » des négociations internationales sur le développement durable

Si on a l’habitude d’entendre s’exprimer, dans les grands Sommets internationaux du Développement durable, comme Rio en 1992, ou Johannesburg en 2002, les gouvernements, les industriels, ou les associations de protection de l’environnement, il faut aussi noter que les syndicats et représentants des travailleurs ont été définis, par la Commission des Nations Unies pour l’Environnement et le Développement, comme un « groupe majeur » de négociations, et ont donc leurs propres instances de propositions.

Le Chapitre 29 de la Déclaration de Rio (1992) précise les droits et devoirs des syndicats dans le domaine du développement durable, en particulier leur « rôle capital », pour plusieurs raisons : leur expérience du changement dans l'industrie, et de la manière d'y faire face; l'importance prépondérante qu'ils attachent à la protection du milieu de travail et de l'environnement naturel qui s'y rapporte; leur action en faveur d'un développement équitable sur le plan social et économique. Grâce aux réseaux qu'ils ont tissés entre eux et au nombre élevé de leurs adhérents, ils représentent un moyen important de diffuser la théorie du développement durable et d'en soutenir la mise en pratique

Le Plan d’action du Sommet de Johannesburg (Sommet Mondial pour le Développement durable –2002-) émanant des syndicats (session 27mai-7 juin 2002) précise certains points sociaux et environnementaux qui sont aujourd’hui incontournables dans tout changement économique :

-          la prise en considération dans toutes les décisions ayant trait à l’économie, des trois axes du développement durable, notamment la dimension sociale, en tant qu’éléments indispensables pour dégager un consensus à l’appui des changements

-          l’accent sur l’emploi en tant que moyen de promouvoir l’égalité et de lutter contre la pauvreté

-          la reconnaissance du droit de toutes les parties prenantes, y compris les syndicats, à être associées à la prise de décision (comme il est prévu au chapitre 29 d’Action 21)

-          l’action par une pluralité de partenariats et d’initiatives (alliances pour l’emploi, partenariats professionnels proposant des pratiques allant dans le sens du développement durable)

-          l’amélioration des modes de production afin de promouvoir la santé des travailleurs, et la protection de l’environnement

-          le développement de partenariats en faveur de la formation, l’objectif étant de renforcer la capacité des travailleurs, des employeurs et des syndicats à préparer la transition environnementale et économique vers le développement durable.

-          la mise en oeuvre d’objectifs de développement durable, pris en considération dans les décisions relatives aux échanges commerciaux, aux investissements et à la gouvernance, la priorité étant donnée aux effets sociaux des politiques, des pratiques et des accords régissant le négoce, les politiques financières et la gestion des entreprises.

-          la participation accrue des syndicats dans toutes les régions, et à tous les niveaux, aux activités de développement durable, y compris aux mécanismes multipartites et aux partenariats agissant en faveur du changement

-          le lancement de programmes, afin que les travailleurs et les syndicats exercent une fonction de veille et de sensibilisation sur leur lieu de travail et dans les collectivités locales, dans le domaine du développement durable

 La préparation de la prochaine Commission Internationale du Développement Durable (CSD 13)

La prochaine Commission Internationale du Développement Durable (CSD 13) aura lieu à New-York du 1er au 22 avril 2005.

En plus des sujets thématiques programmés, la CSD a établi un calendrier de négociations inter-sectorielles sur certains thèmes intéressant directement le groupe majeur des syndicats et représentants des travailleurs :

- les changements nécessaires des modes de production non-durables

- la protection et la gestion des ressources naturelles indispensables au développement économique et social

- l’application des principes du développement durable face à la mondialisation des économies

- le développement durable dans l’éducation et la formation professionnelle.

A ce titre, et avec l’appui de la PCDDEI, la Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome souhaitent contribuer aux réflexions de la CSD 13 dans le groupe de négociations dont ils dépendent, afin de mieux faire connaître leurs présents accords, et leur programme d’actions.

Par ailleurs, nos engagements communs seront diffusés auprès du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), notamment de la Division Technologies, Industrie et Economie (DTIE).

C’est par ces apports croisés d’informations et d’expériences que la Fédération des Dockers, le Syndicat du Port Autonome et la PCDDEI entendent jouer pleinement leurs rôles d’acteurs efficaces et représentatifs en matière de développement durable et de responsabilité sociale, au cœur des mutations économiques et territoriales affectant l’ensemble du secteur portuaire.

NORMES ISO 14 000

ET

RESPONSABILITE SOCIALE DES ENTREPRISES 

« OUTILS DE COMPETITIVITE ET DE DIALOGUE SOCIAL »

La normalisation ISO 14 000 est aujourd’hui reconnue comme l’un des atouts majeurs dans la compétitivité des installations industrielles, et dans le respect des règles environnementales.

Ainsi que l’a rappelé le Secrétaire Général des Nations Unies le 14 septembre 2004 à Genève, la normalisation ISO 14 000 est un élément indispensable dans le respect des principes du développement durable, c’est-à-dire en faveur d’un environnement mieux protégé, d’une croissance économique préservée, d’une équité sociale partagée, et d’un dialogue renouvelé.

Par ailleurs, le 29 juillet 2004, une coopération stratégique a été signée entre l’ISO et des organisations internationales pour les installations portuaires, le transport maritime et les douanes, notamment pour mettre en œuvre des lignes directrices ISO évaluant les risques sur la sécurité des installations portuaires maritimes et la planification des mesures préventives. (ISO/PAS 20858)

I/ Quel est l’enjeu de la normalisation ISO 14 000 pour les installations portuaires ?

Si un certain nombre d’installations portuaires françaises sont déjà agréées dans la série des normes ISO 9 000, une véritable amélioration et un plan stratégique partagé s’imposent pour s’engager dans une certification ISO 14 000.

L’intérêt d’une certification ISO 14 000 réside non seulement dans la mise en place de mesures destinées à garantir le respect de l’environnement, au sens le plus large, et une meilleure protection de tous les salariés, mais cette certification donne également des avantages concurrentiels évidents, dans le contexte plus global des ports européens ; ceci sera d’autant plus d’actualité dans les négociations du nouveau projet de Directive européenne concernant le « paquet portuaire ».

Comme l’affirment aujourd’hui l’Association des Ports anglais (ABP : Association of British Ports) et l’Association des Ports américains (AAPA) :

- La certification ISO 14 000 permet d’améliorer globalement l’image et la réputation des services portuaires

- La certification ISO 14 000 permet d’identifier les meilleures opportunités techniques et organisationnelles pour réduire certains coûts (eau, énergie, assurances, gestion des déchets, etc.) [60 000 $ annuels d’économies d’énergie pour le Port de Portland, suite à sa certification ISO 14 000]

- La certification ISO 14 000 permet d’anticiper les mesures réglementaires ultérieures en matière d’environnement et de se conformer à certains Accords Multilatéraux sur l’Environnement (AME), comme celui de Kyoto, en disposant de nouveaux outils de négociation

- La certification ISO 14 000 ouvre de nouveaux champs de communication et de collaboration internes (cf. rapport de la Global Environment and Technology Foundation en 2003)

Les termes de cette certification ISO 14 000 (ou EMAS si les autorités portuaires préfèrent utiliser la certification européenne) sont aussi recommandés par l’ESPO (European Sea Port Organisation), organisation à laquelle appartient le Port du Havre, dans sa communication de septembre 2003 :

- Encourager une pratique de large consultation, dialogue et coopération, entre les administrations portuaires et les acteurs concernés au niveau local pour faciliter la conciliation, en amont, des différents intérêts, et l’acceptation des projets portuaires par le milieu communautaire local.

- Générer de nouvelles connaissances et technologies et développer des techniques durables qui associent l’efficacité environnementale et le rapport qualité-coût. Le but est de réaliser une auto-régulation. Même si l’Union européenne décide d’édicter des règles environnementales, les instruments développés par le secteur portuaire lui-même, et qui s’adressent à la pratique quotidienne, offriront un contexte validé par les ports pour servir de base à la politique environnementale de l’Union européenne.

- Augmenter la sensibilisation aux enjeux environnementaux et intégrer le développement durable dans les politiques des ports, en encourageant les administrations portuaires à préparer une politique environnementale accessible au public et aux salariés, exprimant leurs stratégies et les méthodes pour les appliquer. Ceci contribuera à promouvoir une “responsabilité sociale d’entreprise” dans le port.

- Encourager les administrations portuaires à conduire des évaluations d’impact environnemental appropriées pour les projets portuaires et des études d’impact environnemental stratégiques appropriées des plans de développement portuaire, pour établir, à un stade précoce, comment leurs effets sur l’environnement peuvent être minimisés.

- Promouvoir un compte rendu environnemental comme moyen de faire connaître une bonne conduite environnementale aux acteurs concernés et aux institutions européennes, tel que recommandé par la Revue Environnementale de l’ESPO de 2001

- Intensifier la communication sur les contributions environnementales réalisées par les ports, dans le but d’obtenir une meilleure compréhension de leur rôle et de leurs efforts en faveur du développement durable.

La certification ISO 14 000 dans les installations portuaires nous paraît donc aller dans le sens d’une meilleure compétitivité de notre instrument de travail, dans une plus grande responsabilisation des salariés, et dans l’objectif des futures Directives européennes.

C’est pourquoi le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome du Havre et la PCDDEI se mobilisent aujourd’hui en faveur d’une certification ISO 14 000 des installations portuaires françaises, et entendent, par leur participation active et constructive, contribuer à l’amélioration environnementale, économique et sociale de ces activités en pleine cohérence avec les termes du 6ème Programme-Cadre européen « Notre avenir, notre choix ».


II/ ISO 14 000 et projet européen Eco-Ports

Dans le cadre des programmes financiers européens de recherche, le projet Eco-Ports, sur la période 1999-2003 a permis à plusieurs ports européens (dont Rotterdam, Anvers, Amsterdam, Barcelone, Göteborg, et l’Association des ports britanniques) de bénéficier d’une première subvention de 4, 1 M d’€ pour développer un programme spécifique d’amélioration de l’environnement dans les installations portuaires.

Ce programme (à ne pas confondre avec le programme e-coport LIFE, exclusivement destiné à financer une plate-forme internet de gestion des flux d’intermodalité), a notamment permis de développer des initiatives intéressantes dans les domaines suivants :

-          le recyclage des déchets de navires et d’installations portuaires

-          l’amélioration de la chaîne logistique

-          l’amélioration des systèmes de dragages

-          la réduction du bruit et des poussières

-          la mise en œuvre d’un système de management environnemental (PERS : Port Environmental Review System)

-          le partage des expériences de management environnemental entre les différents ports participants.

Ce projet vient d’être prolongé, dans le cadre d’un financement Interreg III C, par le programme ECO NET 2006, qui consolide les premières expériences, privilégiant notamment les moyens de mise en œuvre de certifications ISO 14 000 ou EMAS destinées aux ports.

Le réseau ECO NET présente par ailleurs un axe de travail qui paraît particulièrement nécessaire dans l’avenir des emplois portuaires, puisqu’il s’agit de mettre en oeuvre et de tester des formations professionnelles relatives à l’environnement dans les ports. 

Il nous semble regrettable qu’aucun port français ne participe activement à cette expérience, afin de bénéficier des enseignements reproductibles qui pourraient être appliqués ultérieurement, au bénéfice de tous les partenaires et prestataires du Port du Havre

Par ailleurs, ce nouveau programme ECO NET est aujourd’hui inscrit et financé dans le cadre du programme Interreg IIIC, qui pourrait s’appliquer spécifiquement à la zone du Havre, du fait de sa position en Objectif 2.

C’est pourquoi le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome du Havre et la PCDDEI souhaitent que le Port Autonome du Havre puisse s’intégrer dans la Fondation EcoPort, comme membre affilié, ainsi que le prévoient les dispositions du projet Eco Port.

En effet, grâce à cette action et à la diffusion d’informations qu’elle sous-tend, le port Autonome du Havre pourra bénéficier des expériences en matière de respect de l’environnement des autres ports européens, et de leur implication dans l’économie générale des activités portuaires.

La participation du Port Autonome du Havre dans la Fondation Eco-Ports permettra par ailleurs, selon les termes de la Convention d’Aarhus, de faire partager les différentes informations échangées à l’ensemble de ses partenaires, clients, fournisseurs et employés, dans l’objectif d’une recherche continue d’amélioration durable, et d’anticipation des futures réglementations concurrentielles européennes.

III/ ISO 14 000 et Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)

Déclaration du Comité Technique de l’ISO - 14 juillet 2004-

L'ISO va élaborer une norme internationale dans le domaine de la responsabilité sociale. L'objectif est de produire "un document d'orientation rédigé dans un langage simple, compréhensible et utilisable par des non-spécialistes".

Les 24 et 25 juin 2004, lors d’une réunion du comité technique de l’ISO à Stockholm, il a été décidé que l’ISO allait élaborer des lignes directrices sur la responsabilité sociale des entreprises (résolution L/2400).

Un poste sera tout spécialement créé au sein du groupe de travail pour traiter de la participation des parties prenantes, notamment concernant les questions de financement.

En décidant d'élaborer une norme contenant des lignes directrices RSE, l'ISO souligne que l'intention est de valoriser, et non pas de remplacer, les accords internationaux intergouvernementaux existants ayant trait à la responsabilité sociale, comme la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations Unies et ceux adoptés par l'Organisation internationale du travail (OIT), ainsi que d'autres conventions des Nations Unies.

Dans le cadre de ce nouvel accord ISO RSE, le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du port Autonome du Havre et la PCDDEI demandent que la mise en œuvre de la certification ISO 14 000 sur les installations portuaires du Havre, indispensable à la compétitivité économique et au respect de l’environnement, soit accompagnée d’un projet partagé de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)

A titre de comparaison, il est important de noter que l’Association des Ports anglais (Association of British Ports) a publié, en 2003, son premier rapport d’activité en matière d’environnement et de responsabilité des entreprises (CSR). Ce rapport est destiné à l’ensemble du public, mais également aux fournisseurs et aux clients potentiels des ports britanniques. L’Association des ports anglais, par cette initiative, a ainsi officiellement rejoint l’indice de cotation FTSE Good (qui permet de coter les résultats des entreprises en matière de développement durable), et le groupe d’échanges BIE (Business for the Environment), qui analyse et diffuse les opportunités concurrentielles relatives au respect de l’environnement et à la responsabilité sociale.



LE RESPECT DES PRINCIPES DU GLOBAL COMPACT

Le Global Compact (Pacte Mondial), créé par les Nations Unies le 31 janvier 1999, est une initiative volontaire qui invite les entreprises, mais aussi les associations, les représentants des salariés, les collectivités locales, à soutenir et à appliquer dans toutes leurs activités, et avec leurs partenaires, un ensemble de valeurs fondamentales dans les domaines des droits de l’homme, des normes du travail, de l’environnement, de la lutte contre la corruption.

Ces 10 principes font l’objet d’un engagement de la part des participants, mais aussi de comptes-rendus réguliers, afin de mesurer l’avancement de ces valeurs dans l’ensemble de l’organisation participante.

I/ Les principes du Global Compact

1. Les signataires sont invités à promouvoir et à respecter la protection du droit international relatif aux Droits de l’Homme dans leur sphère d’influence

2. Les signataires sont invités à veiller à ce que leurs propres compagnies, associations, fédérations ou organisations ne se rendent pas complices de violations des Droits de l’Homme

3. Les signataires sont invités à respecter la liberté d’association et à reconnaître le droit de négociation collective

4. Les signataires s’engagent à contribuer à l’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire

5. Les signataires se mobilisent en faveur de l’abolition effective du travail des enfants

6. Les signataires se mobilisent pour l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession

7. Les signataires sont invités à appliquer l’approche de précaution face aux problèmes touchant l’environnement

8. Les signataires s’engagent à entreprendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d’environnement

9. Les signataires s’engagent à favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement

10. Les signataires sont invités à agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et les pots-de-vin.

II/ Le sens de notre engagement dans l’action du Global Compact

Aujourd’hui, la Fédération des Dockers du Havre, le Syndicat du Port Autonome et la PCCDEI (Plate-Forme Communication, Développement Durable et Ecologie Industrielle), ont décidé de s’associer aux travaux du Global Compact et de l’Institut de l’Entreprise, en adhérant volontairement aux 10 principes du Pacte Mondial.

Notre engagement s’appuie en particulier :

-          sur notre volonté commune de participer activement aux débats de société qui sous-tendent l’action du Global Compact, et de faire partager à l’ensemble des adhérents français et internationaux nos actions, notre vision d’un avenir durable, tant pour nos professions spécifiques, que pour nos lieux de travail et de vie, et notre respect d’un environnement partagé.

-          sur notre contribution commune à l’amélioration de nos conditions de travail, à la mise en œuvre d’une véritable gouvernance, au sens des programmes Action 21 et Habitat, qui nous permette d’être des acteurs à part entière des négociations et des partenariats futurs

-          sur notre volonté de transparence, tant pour nous mêmes, que pour l’ensemble de nos partenaires, employeurs, ou pour les autorités locales et déconcentrées de l’Etat avec lesquels nous devons engager des dialogues constructifs, sur la base commune d’informations partagées selon les termes de la Convention d’Aarhus

-          sur notre volonté de participer de manière locale et opérationnelle aux actions en matière de développement durable, en particulier, en ce qui nous concerne, sur les changements climatiques, la préservation des zones sensibles, mais aussi les certifications de type ISO 14 000, et l’amélioration des relations structurelles ville-port, dont nous sommes les acteurs au quotidien

-          sur notre demande active en matière de formation tout au long de la vie (« Long life learning »), afin que tous nos adhérents puissent bénéficier d’une formation cohérente, anticipatrice et qualifiante, afin de s’adapter de manière efficace aux changements économiques et environnementaux inéluctables, garants de notre compétitivité dans l’avenir

C’est pourquoi le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome du Havre et la PCDDEI ont décidé de participer de manière volontaire aux travaux du Global Compact, en s’engageant, comme le prévoient les dispositions de cet Accord  dans la catégorie « Organisation représentative de travailleurs ».

En cela, le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome du Havre rejoindront des adhérents du Global Compact qui participent déjà aux travaux et aux groupes de réflexion,  par exemple le TUAC (Trade Union Advisory Committee) auprès de l’OCDE, et l’ICEM (Fédération des Syndicats de Travailleurs de la Chimie, de l’Energie, des mines et des industries diverses).

LA CONVENTION SUR L’ACCES A L’INFORMATION

EN MATIERE D’ENVIRONNEMENT

(CONVENTION D’AARHUS)

Présentation de la Convention d’Aarhus

La Convention d’Aarhus est un traité environnemental international, qui garantit aux citoyens l’accès aux informations en matière d’environnement, leur participation dans les modes de décisions publiques qui les concernent, et l’accès à la justice en matière d’environnement

La Convention d’Aarhus a été négociée par les Etats de la Commission des Nations Unies, et adoptée le 25 juin 1998, lors d’une réunion paneuropéenne qui a eu lieu, justement, dans la ville danoise d’Aarhus. Après avoir obtenu le nombre de ratifications nécessaires, la Convention d’Aarhus est entrée en vigueur le 30 octobre 2001.

La Convention d’Aarhus représente l’une des étapes fondamentales dans le renforcement de la démocratie participative, et dans la protection de l’environnement comme de la santé publique. C’est en fait l’application légale et opérationnelle du principe 10 de la Déclaration de Rio sur le développement durable : ‘tout être humain a le droit de vivre dans un environnement adapté pour sa santé et son bien-être, et a le devoir, lui-même, ou en association avec d’autres personnes, de protéger et d’améliorer son environnement, au bénéfice des générations actuelles et futures ».

 L’objectif qui sous-tend cette Convention est que l’implication des citoyens dans la protection de l’environnement, et dans les processus décisionnels qui y concourent est de nature à améliorer les conditions de vie en général, et les projets ou décisions qui ont un impact sur la qualité de vie. Les différents articles de la Convention imposent à toutes les autorités publiques de tenir à disposition des citoyens toutes les informations de base sur l’environnement, afin que ceux-ci puissent jouer pleinement leur rôle participatif. Cette Convention vise aussi à faire évoluer les décisions publiques, prises en toute connaissance de cause, en particulier pour les citoyens, afin que celles-ci puissent s’appliquer plus facilement, en améliorant les conditions de vie et de travail de chacun. Afin de pouvoir faire respecter leur rôle décisionnel, les citoyens ont également le droit de se pourvoir en justice dans toutes les réglementations ou actions publiques concernant l’environnement. Enfin les termes de la Convention d’Aarhus imposent à tous les Etats signataires de mettre en place les moyens de transparence et de contrôle a posteriori de leurs décisions affectant l’environnement.




Que signifient, en pratique, les trois “termes” de la Convention d’Aarhus?

L’accès à l’information en matière d’environnement.

Tout personne a le droit de connaître l’état de l’environnement dans lequel elle vit : la qualité des eaux, de l’air, la nature et le traitement des déchets, l’utilisation rationnelle de l’énergie, la protection de la biodiversité et des espaces sensibles, les installations industrielles, etc. Les autorités publiques, en respectant les termes de la Convention d’Aarhus, doivent organiser la diffusion des informations en leur possession, les rendre accessibles et compréhensibles pour le public concerné. Cette mesure vise en particulier les informations concernant les projets futurs, les aménagements, les extensions ou transformations industrielles, etc., et leurs impacts sur la santé, la sécurité, l’environnement et la compétitivité économique. 

Les autorités publiques doivent répondre à toute demande d’information dans un délai d’un mois, sans aucune forme de discrimination. Si l’autorité publique ne possède pas l’information requise, elle doit orienter la demande vers l’organisme le plus susceptible de détenir les éléments nécessaires.

La participation du public et des habitants

(Directive 2003/35/EC)

La Convention d’Aarhus officialise le rôle indispensable du grand public, et de toutes ses formes d’organisation dans la participation aux processus de décision ayant un impact sur l’environnement. Les autorités publiques doivent donc informer l’ensemble des « parties prenantes » en temps utile, de façon à recueillir les commentaires de chaque groupe, et d’apporter les réponses appropriées, en tenant compte de toutes les observations formulées. Les autorités publiques doivent ensuite informer l’ensemble des participants des décisions finales et des raisons qui les ont sous-tendues.

Accès à la justice en matière d’environnement

La Convention permet aux citoyens et aux différentes associations d’agir comme des « garde-fous » en matière d’environnement, en leur donnant le droit de saisir les juridictions appropriées en cas de non-respect des législations environnementales.

LE  6ème PROGRAMME CADRE D’ACTION EUROPEEN

 « NOTRE AVENIR, NOTRE CHOIX »

Le 6ème Programme d’action communautaire pour l’environnement (« Notre avenir, notre choix »), établi par la décision n° 1600/2002/CE du 22 juillet 2002, met en lumière les axes de travail et de progrès des actions européennes en matière d’environnement.

Certaines de ces recommandations guident aujourd’hui le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome, et la PCDDEI, dans leurs propositions d’actions, en particulier :

-          les actions menées par les Etats membres doivent garantir un niveau élevé de protection de l’environnement, et de la santé humaine, et améliorer, de manière globale, l’état de l’environnement ainsi que la qualité de la vie

-          les actions doivent viser à dissocier pression sur l’environnement et croissance économique, tout en respectant le principe de subsidiarité, ainsi que la diversité des situations dans les différentes régions de l’Union européenne

-          une approche stratégique intégrée, comprenant de nouvelles relations avec le marché, associant les citoyens, les entreprises et d’autres acteurs représentatifs, est indispensable afin d’apporter les changements nécessaires aux modes de production et de consommation des secteurs public et privé.

-          il est important pour le succès du programme que soient prévues les dispositions en faveur de l’information relative à l’environnement et à la justice, ainsi que la participation du public à l’élaboration des politiques.

-          du fait de la mondialisation de l’économie, il devient de plus en plus nécessaire de prendre des mesures internationales en matière d’environnement, y compris dans le domaine de la politique des transports

-          il faut tout mettre en œuvre pour que la politique de l’UE en matière d’environnement soit menée de manière intégrée, en accordant une place importante au développement d’initiatives visant à sensibiliser les citoyens et les autorités locales, à promouvoir un large dialogue avec les parties prenantes, en vue d’accroître la sensibilisation et la participation du public (article 2.3)

-          par ailleurs, les mesures proposées et adoptées en faveur de l’environnement doivent contribuer aux objectifs des dimensions économique et sociale du développement durable et inversement (article 2.3)

-          pour concrétiser les buts et atteindre les objectifs définis dans le programme, il convient notamment de consentir de nouveaux efforts pour tenir compte des exigences relatives à la protection de l’environnement et examiner, avant de les adopter, si les mesures dans le domaine économique et social contribuent aux objectifs environnementaux (article 3.3)

-          il convient d’améliorer la collaboration et le partenariat avec les entreprises et leurs organes représentatifs, et impliquer les partenaires sociaux et leurs organisations en vue d’améliorer les performances environnementales des entreprises et de mettre en œuvre des modes de production durables (notamment promouvoir une mise en œuvre plus large du système communautaire de management environnemental et d’audit EMAS et encourager les engagements et accords volontaires visant à réaliser des objectifs environnementaux précis) (article 3.5)

-          il convient de stimuler et promouvoir une utilisation et une gestion efficaces et durables des sols et de la mer, qui tiennent compte des questions environnementales (aménagement durable du territoire, gestion intégrée des zones côtières, développement durable dans les zones urbaines, etc.) (article 3.10)

-          les domaines d’action prioritaires de l’UE en matière d’environnement sont : la lutte contre le changement climatique (article 5), la préservation de la nature et de la diversité biologique, notamment sur les côtes et zones humides (article 6), le respect de l’environnement, de la santé et de la qualité de la vie, en particulier en ce qui concerne les substances chimiques, et l’utilisation durable de l’eau, selon les termes et les modes d’application de la Directive Communautaire sur l’Eau (article 7)

-          ces nouvelles politiques devront être élaborées en mettant en place des règles et principes généraux de « bonne gouvernance », qui permettent une consultation large et approfondie des parties prenantes à tous les stades du processus et en veillant à la diffusion d’informations périodiques à destination du grand public et des parties intéressées (article 10)

 Compte tenu de ces orientations communautaires, le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome, et la PCDDEI ont décidé conjointement d’orienter leur action :

-          en faveur de la mise en œuvre des moyens d’une « bonne gouvernance », et d’une meilleure disponibilité et diffusion de l’information, notamment en signant la Convention d’Aarhus

-          en participant pleinement et de manière constructive aux décisions locales et régionales ayant un impact fort sur l’environnement et la qualité de la vie

-          en mettant en œuvre des campagnes d’action plus spécifiques à la fois sur la protection de l’atmosphère (Dockers Opération Carbone), et sur l’application de la Directive Communautaire sur l’Eau, ainsi que le recommande la résolution de l’ESPO du 14 octobre 2004, dans le domaine des installations portuaires.



FORMATION TOUT AU LONG DE LA VIE

DIALOGUE SOCIAL ET DEVELOPPEMENT DURABLE

La réponse la plus pertinente à la mondialisation des économies portuaires est, sans doute aujourd’hui, la formation adaptée de l’ensemble des salariés des plaques portuaires.

Cette formation doit permettre aux salariés d’anticiper les modifications économiques et techniques, afin de prendre en compte les différentes réglementations internationales, les nouveaux accords multilatéraux sur l’environnement (AME), qui auront à terme une incidence directe sur leurs outils de travail, mais aussi les nouvelles règles de sécurité, de qualité et de santé.

C’est pour concrétiser cette anticipation, et conformément aux recommandations de la loi française n°2004-391 du 4 mai 2004, relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social que, dans le cadre de notre action en faveur du développement durable, nous demandons à participer activement à l’élaboration d’un programme de formation globale, qui puisse nous permettre de faire face « à une croissance économique durable dans l’économie mondialisée » ( Recommandation OIT n° 195 du 17 juin 2004).




Le secteur portuaire sera l’un des plus touchés dans les prochaines années par les modifications économiques, sociales et environnementales, qu’il s’agisse de l’application de certaines normes environnementales ( ISO 14 000, Protocole de Kyoto, Directive Habitat, Directive Communautaire sur l’Eau, etc.), de sécurité (code ISPS dans les ports, application du Paris Memorandum of Understanding), de régulations économiques (décret NRE, futur et éventuel « paquet portuaire »), technologiques (plate-formes internet comme le projet e-coport), de gestion industrielle ( projet de directive REACH, registre EPER, etc.).




Il faut aussi envisager le secteur portuaire non seulement comme une activité industrielle séparée de la vie de la cité, mais comme un élément actif du bien-être quotidien, et de la prospérité durable de la ville et de la région. A ce titre, des formations plus spécifiques sur la pratique des interfaces villes-ports permettront aussi, à terme, d’assurer une meilleure collaboration entre les activités, structures et infrastructures de la ville, et les impératifs économiques industriels et portuaires.

NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT DURABLE

1. Signature et mise en œuvre de la Convention internationale d’Aarhus

Le 5 octobre 2004, le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome, et la Plate-Forme Communication, Développement Durable et Ecologie Industrielle ont signé la Convention d’Aarhus sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement.

Cette signature intervient dans le cadre de l’article 9 de l’Annexe I de la Convention d’Aarhus, concernant les activités portuaires et d’aménagement.

Cette signature de la Convention d’Aarhus, en cohérence avec l’Article 10 du Programme Cadre européen « Notre avenir, notre choix », induit, pour les partenaires, des axes de travail et d’action permettant d’atteindre les objectifs du développement durable.

En particulier :

-          les partenaires souhaitent pouvoir disposer librement de l’ensemble des informations sur l’environnement, de la part des autorités concernées, dès lors qu’elles concernent des aménagements, travaux, décisions, qui ont un impact sur l’environnement en général, la protection sociale, la santé ou la sécurité des habitants, salariés et professionnels de la zone ou de la région ;

-          les partenaires souhaitent, dans un esprit constructif et en plein accord avec les droits et devoirs d’une bonne gouvernance (tels que définis par les principes du programme HABITAT des Nations Unies), pouvoir être consultés et apporter leurs contributions dans les décisions d’aménagement, de protection de l’environnement qui auraient des effets directs ou indirects sur la qualité de vie des citoyens

-          les partenaires souhaitent être pleinement associés dans la mise en œuvre de certaines Directives communautaires ayant un effet direct sur le développement durable, notamment l’application de la Directive Cadre Européenne sur l’Eau, le Protocole de Kyoto, la directive REACH, la mise en place du code ISPS, mais aussi les certifications environnementales de type ISO 14 000 ou EMAS, qui permettront, à terme, de procurer des avantages concurrentiels et sociaux aux plaques portuaires et aux entreprises qui en dépendent.

-          parallèlement, les partenaires s’engagent à diffuser auprès de toute personne, ou de toute autorité compétente, les informations en leur possession, concernant la qualité de l’environnement, pour lesquelles ils assureraient une partie de responsabilités.

-          les partenaires souhaitent mettre en place, dans les meilleurs délais, des outils de formation et de sensibilisation au développement durable, tant pour leurs propres adhérents, que pour l’ensemble des parties intéressées, ayant leur rôle plein et entier à jouer dans la préservation de l’environnement, dans l’équité sociale et la compétitivité économique

-          les partenaires s’engagent à communiquer à l’ensemble des parties intéressées les informations prospectives ou les analyses conjointes qu’ils auront menées dans ces domaines spécifiques, afin de partager équitablement les progrès accomplis, les enjeux ultérieurs, et de favoriser une plus large communication et une participation active de tous les groupes socio-économiques.

NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT DURABLE

2. Information et formation

1. GLOBALISATION ET COHERENCE DES PLANS DE FORMATION

2. FORMATION SPECIFIQUE AU DEVELOPPEMENT DURABLE

Dans cette perspective, la Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome, avec l’appui de la PCDDEI, souhaitent mettre en place une formation spécifique pour l’ensemble des personnels du port sur le développement durable, ses perspectives et ses applications locales, sur l’apprentissage de la gouvernance dans les négociations, et sur la mise en œuvre des conventions internationales s’y rapportant, afin de renforcer et de professionnaliser leur rôle de « groupe majeur » dans tous les nouveaux aspects concrets du développement durable ayant une incidence directe sur leurs métiers et leur vie quotidienne.

Le plan de formation proposé sera diffusé prochainement à l’ensemble des personnels concernés, ainsi qu’aux autorités en charge de la formation professionnelle des dockers et ouvriers portuaires.

3. FORMATION SPECIFIQUE DE L’OIT A DESTINATION DES EMPLOYES ET SALARIES PORTUAIRES

Dans le cadre de la Convention C 137 de l’OIT sur le travail dans les ports (1973), et de la Recommandation R 145 s’y référant, et conformément à la résolution tripartite d’experts sur la sécurité et la santé dans les ports (Genève 17 décembre 2003) –notamment sur l’ergonomie, la santé et la sécurité-, la Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome souhaitent pourvoir bénéficier d’une formation professionnelle adaptée à leur métier actuel, mais aussi aux évolutions globales et globalisantes que celui-ci va requérir afin de s’adapter aux nouvelles conditions économiques du marché.

A ce titre, et dans le cadre de cet engagement global, la Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome demandent officiellement à pouvoir bénéficier de la formation professionnelle recommandée par l’OIT pour leur propre métier, à savoir le Programme de Développement pour le Personnel portuaire (PDP : Portworker Development Programme).

Cette formation permettra en particulier aux dockers et personnel portuaire de se confronter aux nouvelles technologies et aux nouvelles réglementations, à la fois pour augmenter l’efficacité de leur propre activité, et pour garantir une meilleure sécurité. De nombreux acteurs portuaires dans le monde (Rotterdam, Hong-Kong, Novorossiysk, Thessalonique, King Port, Melbourne, etc.) ont déjà bénéficié de ces unités de formation, et peuvent aujourd’hui prétendre, à ce titre, à une compétitivité et à une sécurité accrues, indispensables dans un marché de plus en plus soumis à la concurrence.

NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT DURABLE

3. Application des principes de la gouvernance

La Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome, avec l’appui de la PCDDEI, ont décidé d’appliquer les principes de la gouvernance pour l’ensemble de leurs activités, mais aussi par rapport aux projets d’aménagement portuaire, de respect de l’environnement, et dans la diffusion, à l’ensemble des parties intéressées, et des citoyens, des informations qui sont en lien direct avec leur environnement, leur qualité de vie, et leur mode de participation aux décisions.

Les principes de la « gouvernance » sont d’ailleurs clairement précisés à l’article 10 du Programme européen « Notre avenir, notre choix », et dans le Livre Blanc de la Gouvernance pour l’UE qui indique, par ailleurs, les 5 thèmes devant servir de base à une politique efficace de gouvernance :

-          l’ouverture

-          la participation

-          la responsabilité

-          l’efficacité

-          la cohérence

Par ailleurs, la mise en œuvre de ces principes est en complète adéquation avec la future application de la certification ISO 14 000 à la Responsabilité Sociale des Entreprises (résolution L 2400).  La Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome entendent, grâce à cette initiative, participer à une large appropriation, par l’ensemble des parties intéressées, des moyens nécessaires aux objectifs du développement durable, et de l’emploi.

A ce titre, la Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome proposeront à l’ensemble de leurs partenaires, une « Charte de respect des principes d’une bonne gouvernance dans le secteur portuaire », en accord avec l’ensemble des dispositions internationales, européennes et françaises en la matière.

Cette « Charte de respect des principes d’une bonne gouvernance dans le secteur portuaire » sera transmise, pour information, au Global Compact et à l’Observatoire de la Responsabilité Sociale des Entreprises.

NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT DURABLE

4. Demandes de financement européen au titre de l’article 6 du FSE

L’article 6 du Règlement du Fond Social Européen pour l’exercice 2004-2006 prévoit des aides au financement sur l’exercice 2004-2006 (règlement VP/2003/021).

Ces aides permettent notamment de soutenir, dans le cadre de la gestion des restructurations,  des actions visant à développer des solutions novatrices en matière de gestion du changement, notamment en renforçant la capacité d’adaptation et d’anticipation des travailleurs, des entreprises et des pouvoirs publics (sous-thème 2 –ligne budgétaire B2-1630-)

Les plaques portuaires étant au cœur d’un nombre important de restructurations potentielles, et devant par ailleurs combiner l’efficacité économique, la protection de l’environnement, et la participation de l’ensemble des salariés, la Fédération des Dockers, le Syndicat du Port Autonome et la PCDDEI ont décidé de constituer un dossier de demande de financement pour l’ensemble de leurs actions de sensibilisation, formation et adaptation aux nouvelles exigences du développement durable et de la mise en place d’un processus de gouvernance constructif.

Ces actions de formation aux nouveaux contextes européens intégreront en outre les dimensions liées aux nouvelles réglementations internationales et européennes sur l’environnement (DCE, Directive REACH, application du Protocole de Kyoto, application du code ISPS), mais aussi les modes de mise en œuvre des certifications ISO 14 000 ou EMAS, la formation à l’application des principes de gouvernance et de responsabilité sociale, et les premiers outils de sensibilisation à l’écologie industrielle de type NISP (National Industrial Symbiosis Programme).

A ce titre, la Fédération des Dockers et le Syndicat du Port Autonome confieront à la PCDDEI le soin de mettre en perspective le dossier de demande de financement, conformément aux délais européens, et dans le cadre des procédures fixées par la DG « Emploi et affaires sociales ».

NOS ACTIONS EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT DURABLE

5. Du local au global

Si toutes les politiques en faveur du développement durable recommandent de travailler « du global au local », c’est-à-dire en appliquant aux préoccupations de terrain, les principes et modes de fonctionnement favorables à l’environnement, à l’économie et à l’équité sociale, le Syndicat Général des Ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome et la PCDDEI ont également choisi de faire connaître leurs initiatives , « du local au global » aux organismes compétents en matière de développement durable et de responsabilité sociale, et de s’impliquer activement dans les accords volontaires relatifs à leurs objectifs.

C’est pourquoi :

Le Syndicat Général des Ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome et la PCDDEI ont décidé de s’engager officiellement auprès du Global Compact des Nations Unies, dans leur groupe d’appartenance, et de suivre les 10 principes énoncés.

Cette adhésion sera largement diffusée auprès des partenaires et adhérents du Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre, et du Syndicat du Port Autonome, ainsi qu’auprès des représentants des collectivités locales concernées, et des structures déconcentrées de l’Etat.

Le Syndicat Général des Ouvriers dockers du Port du Havre, le Syndicat du Port Autonome et la PCDDEI apporteront, également, leur contribution aux travaux du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, et aux travaux de la Commission Internationale du développement durable, dans le cadre de leur groupe de référence, en apportant des exemples d’actions menées localement, et dans l’objectif de diffuser de manière pertinente les recommandations de ces différentes instances.

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6. Dockers Objectif Carbone

La lutte contre les changements climatiques et la dérive de l’effet de serre est l’une des priorités internationales et européennes, depuis la signature du Protocole de Kyoto et l’état favorable de sa ratification.

Le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre et le Syndicat du Port Autonome du Havre sont concernés à plusieurs titres par cette action :

-          pour préserver la qualité de vie et de l’air ambiant de l’ensemble de la région Haute-Normandie, ainsi que le prévoient les Plans de Protection de l’Atmosphère du Havre et de Port Jérôme, et pour éviter ultérieurement, aux entreprises qui les emploient, des sanctions françaises ou européennes dans le cadre de l’application du Protocole de Kyoto

A ce titre, le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre et le Syndicat du Port Autonome du Havre souhaitent participer activement aux travaux du SPPPI, en tant que représentants des syndicats, dans le cadre de l’application de la Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie.

-          pour apporter leurs compétences en matière de respect de l’environnement dans les zones portuaires et estuariennes, ainsi que le prévoient les conclusions du groupe de travail international DWC (Dialogue on Water and Climate), mis en place par le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Etude des Climats) et le WWC (World Water Council)

-          pour sensibiliser l’ensemble des travailleurs portuaires, mais aussi leurs familles, et leurs enfants, aux conséquences des changements climatiques, et aux modes de production et de consommation émettant peu de gaz à effet de serre.

-          pour prendre une part active, dans l’exercice de leur métier, en collaboration avec les industriels de la plaque portuaire, mais aussi avec les collectivités locales de la Région, dans la mise en œuvre du Plan National de Lutte contre les Changements Climatiques (PNLCC) et dans celle du Plan Climat 2004

-          pour participer concrètement, en fonction de la spécificité de leurs métiers, de leurs territoires, et de la population qu’ils rassemblent, à l’action de l’ADEME « Faisons vite, ça chauffe ! »

Dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques et la dérive de l’effet de serre, le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre et le Syndicat du Port Autonome du Havre, en collaboration et avec l’appui de la PCDDEI, ont décidé de mettre en œuvre l’initiative DOC « Dockers Objectif Carbone ».

L’initiative DOC « Dockers Objectif Carbone » a pour principaux objectifs :

-          une campagne de sensibilisation et de formation aux conséquences des changements climatiques, et aux moyens de réduction des gaz à effet de serre, tant dans les activités professionnelles, que dans la vie quotidienne

-          un suivi clair et pédagogique des enjeux nationaux, régionaux et locaux, concernant les mesures prises pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre

-          la diffusion de guides d’information sur les mesures de lutte contre les changements climatiques, adaptées aux villes et milieux portuaires, et aux zones côtières

-          la mise en œuvre de sessions de sensibilisation, pour le Syndicat Général des ouvriers dockers du Port du Havre et le Syndicat du Port Autonome du Havre sur les principes et modes d’application des systèmes d’écologie industrielle, qui permettent, entre autres, de diminuer les rejets atmosphériques, tout en augmentant la compétitivité économique des entreprises. En cela, l’initiative DOC « Dockers Objectif Carbone » a pour ambition d’anticiper les évolutions industrielles nécessaires,  comme c’est déjà le cas dans certaines zones portuaires européennes (Angleterre, Danemark, etc.)

-          la mise au point, avec des partenaires spécialisés, d’outils simples d’évaluation et de mesures, pour leurs adhérents, mais aussi pour les habitants, industriels ou collectivités volontaires, afin de traduire de manière concrète l’initiative DOC en tonnes équivalent-carbone.


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Rappel : Documents déposés sous référence - Ref 04-612b/rem/pcddei-ass